Exposition "Parfum" à Saint-Amand-en-Puisaye

June 28, 2016

Exposition du 18 juin au 31 juillet 2016

 

 

C'est à Saint-Amand-en-Puisaye, au pays des potiers,  que l'artiste, Kazumi Tai, vient exposer son travail verrier. A voir sa collection, on a peine à croire qu'il s'agit de verre, tant le résultat relève de la dentelle, une finesse, une fragilité qui incitent à la distance : attention ne pas toucher.

 

Qui est Kazumi Tai ?

c'est une artiste japonaise qui vit à Paris et travaille dans le 11ème arrondissement.

Elle est née au Japon, au bord de la mer.

 

en savoir plus sur l'artiste :

metamorphozes-artcontemporain

sa bio

 

Sa collection reflète un monde onirique que lui inspirent les parfums et les saisons.

Tout semble léger, transparent, en apesanteur, des bulles d'eau échappées de la mer.

 

Elle était bien sûr présente ce samedi 18 juin 2016 au vernissage.

Ue petite femme, toute vêtue de noir, en contraste avec la lumière de ses pièces.

 

Et quand je lui demande combien de temps il a fallu pour les produire :

elle commence par répondre que 2 jours ont été nécessaires pour l'installation. Pour la création, aucune réponse, pas de compteur temps. Ma question n'est pas appropriée. Les artistes sont hors du temps.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette exposition sur un thème onirique m'évoque 2 poésies : l'une de Rimbaud : Ophélie et l'autre d'Aloysius Bertrand : Ondine

 

Toutes deux sur le thème de l'eau

 

 

Ophélie

 

 

 

 

Ondine

- " Ecoute ! - Ecoute ! - C'est moi, c'est Ondine qui
frôle de ces gouttes d'eau les losanges sonores de ta
fenêtre illuminée par les mornes rayons de la lune ;
et voici, en robe de moire, la dame châtelaine qui
contemple à son balcon la belle nuit étoilée et le beau
lac endormi.

" Chaque flot est un ondin qui nage dans le courant,
chaque courant est un sentier qui serpente vers mon palais,
et mon palais est bâti fluide, au fond du lac, dans le
triangle du feu, de la terre et de l'air.

" Ecoute ! - Ecoute ! - Mon père bat l'eau coassante
d'une branche d'aulne verte, et mes soeurs caressent de
leurs bras d'écume les fraîches îles d'herbes, de nénu-
phars et de glaïeuls, ou se moquent du saule caduc et
barbu qui pêche à la ligne ! "

Sa chanson murmurée, elle me supplia de recevoir son
anneau à mon doigt pour être l'époux d'une Ondine, et
de visiter avec elle son palais pour être le roi des lacs.

Et comme je lui répondais que j'aimais une mortelle,
boudeuse et dépitée, elle pleura quelques larmes, poussa
un éclat de rire, et s'évanouit en giboulées qui ruisse-
lèrent blanches le long de mes vitraux bleus.

 

 

 

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